Jadis

 

De nombreuses stations néolithiques avec traces de métallurgie (bas foyer), d'outils et de meules ont également été repérées aux environs du carrefour de la Haie des Chênes à Dolembreux et à Gomzé-Andoumont, notamment au lieu-dit "A Fawe", aux endroits dénommés "Bayette", "Campagne de Wachiboux", "Colen'reye", "Croupale", "Haute et Basse Comestire", "Rondetchamps", entre le "Bois Pakay" et la route d'Esneux, au "Sart-Thiry" (pierre levée), au "Petit Fossé", à la "Grande Campagne", aux "Stepennes" , aux "Champs de Betgné", au lieu-dit "So les Rotches", à "Bois-le-Comte", à la "Campagne de Gomzé", au "Gros-Confin" et "Al Voye di Cendrogne".

Deux pierres gravées sont signalées dans "l'abri-sous-roche du Pas-Bayar" à Dolembreux, de même qu'un emplacement de plein air à 500 m au sud-est.

Des substructions gallo-romaines, des tuiles, des tessons de céramique et des scories de fer ont été retrouvés sur le site du "Village du Bois des Stets" à Dolembreux.

De nombreux autres vestiges ont été découverts à Dolembreux, notamment un moyen bronze du Bas-Empire à "Li Chéra", un bronze de Valérien et des tessons au "Petit Fossé", 5 petits bronzes au "Trois Pierres", des tessons divers à la "Campagne de Hotgné" et des sépultures franques à la "Cowette de Crèvecoeur".

Des traces d'industrie du paléolithique moyen ont été découvertes dans le vallon descendant de la Haie des Chênes vers Les Forges.

Plusieurs stations mésolithiques sont signalées à Dolembreux au lieu-dit "Fosse al'Hasse" (sur une légère éminence à l'ouest du chantoir au centre de la "Campagne de Hotgné"), près de la source du "Ry de la Brassine", au plateau de "Comestire" et au "Sart-Warnî", aux "Champs de Betgné".

Le chantoir du "Piss'rou" à l'ouest d'Hautgné a accueilli un habitat de type mésolithique, de même que le bord sud du chantoir du "Trou du Renard" à Hayen.

Des vestiges d'une voie antique et des tessons de poteries gallo-romaines ont été mis à jour dans la "Campagne de Hazeie" à Lincé. L'assiette de la voie est visible entre Ogné et Lincé. Ce site n'est pas localisable avec précision. Cette voie partait de Lincé, franchissait le ruisseau de la Haze à "Belle Fontaine" et remontait la rive droite du ruisseau en deux voies "à sens unique", les utilisateurs venant de l'Ourthe descendaient par le "Sart Warnî" tandis que ceux qui venaient de Lincé remontaient le coteau par une voie contournant la "Haie des Pauvres".

Pointes de flèches

«Au cours de nos recherches dans des stations néolithiques de l’Ardenne Liégeoise, nous avons récolté beaucoup de pointes de flèches. Tous les types robenhausiens traditionnels sont représentés. […] Nous mettons en évidence une pointe assez spéciale, rarement rencontrée: C’est la pointe de flèche fuselée. Les pointes représentées sur la figure ci-jointe proviennent de petites stations sises sur le territoire de la commune de Dolembreux. L’industrie robenhausienne habituelle constitue le mobilier de ces emplacements (haches polies, meules, grattoirs, perçoirs, etc.). Les pointes fuselées semblent avoir été taillées pour obtenir une pénétration profonde des flèches qu’elles garnissaient. Ces pointes de flèches sont absolument de technique néolithique, il est impossible de les confondre avec des pointes en forme de feuilles mésolithiques. Les retouches bifaciales modèlent totalement les armes envisagées.

La pointe n°1 est admirablement taillée dans du silex blanc: Elle a 0m037 de long, 0m008 dans sa plus forte largeur, et 0m004 d’épaisseur. C’est un spécimen remarquable de finesse et de symétrie.

La seconde pointe est légèrement plus trapue: Elle a 0m026 de long, 0m010 de largeur, et 0m006 d’épaisseur. Matière: Silex gris.

En terminant, remarquons que la pointe de flèche dite en amande est plus mince et plus ovale. Des fragments de pointes de flèches fuselées ont été rencontrées à Plainevaux et à Esneux (Ardennes Liégeoises). »

SOCIÉTÉ PRÉHISTORIQUE FRANCAISE

Une meule fixe en grès mauve a été trouvée à la Haye-des-Chênes à Dolembreux.
Meule relativement lourde et de taille exceptionnelle pour cette industrie. On y retrouve habituellement des "moulins" de petites tailles. La cavité est creusée sur la face non active et les percussions restent imprimées dans la roche malgré l'usure des aspérités.

Les cupules observées sur ces diverses meules paraîssent avoir été creusées pour servir de mortier.
En rapport avec ces meules, j'ai trouvé de nombreux "percuteurs" sphériques dits molettes qui montrent un long usage et qui, bien souvent, sont usés superficiellement. Cette usure est très douce au toucher et semble bien provoquée par le contact d'une roche dure dont l'effet était amoindri
par la présence d'un corps plus tendre, en l'occurrence les grains broyés. Ces outils, sphériques ou plus rarement piriformes sont en majorité en silex, quelquefois en grès.

L'explication présentée est plausible, car le volume des cupules est très comparable à celui des percuteurs-broyeurs et les aspects respectifs sont identiques. Je pense donc qu'il est permis de rapprocher ici les éléments qui apportent quelques clartés sur un procédé de broyage et de mouture des céréales dans le Néolithique de la Wallonie Liégeoise.

Cupule:

Ce terme est utilisé en archéologie pour désigner un creux circulaire fait par l'homme (préhistorique surtout) à la surface d'une dalle ou d'un rocher. On parle alors de "pierres à cupules". Les cupules sont de taille modeste, généralement, au-delà de 20 cm on parle plutôt de bassins. On ignore le pourquoi de ces cupules et l'usage exact qui en était fait. Au vu de rigoles qui reliaient, dans certains cas, les cupules entre elles sur des surfaces plus ou moins horizontales, on a parfois pensé à des libations rituelles, mais les preuves font absolument défaut.

Le Néolithique est une époque préhistorique marquée par de profondes mutations techniques et sociales, liées à l’adoption par les groupes humains d’une économie de production fondée sur l’agriculture et l’élevage, et impliquant le plus souvent une sédentarisation. Les principales innovations techniques sont la généralisation de l'outillage en pierre polie et de la poterie en céramique.
Dans certaines régions, ces importantes mutations sont relativement rapides et certains auteurs ont pu parler de révolution néolithique (cf. infra). La néolithisation est toutefois un phénomène progressif, survenu à des dates différentes selon les régions. Au Proche-Orient, le Néolithique débute autour de 9 000 ans av. J.-C. Il prend fin avec la généralisation de la métallurgie et l’invention de l’écriture, autour de 3 300 ans av. J.-C.

Vestiges miniers Méry-Hayen-Dolembreux:



 

UA-34184975-1